Salut je m'appelle Clio. Oui je sais c'est un nom de voiture mais pour mon père c'est autre chose. Mon père, c'est un homme de la trentaine, qui vit seul car ma mère nous a laissés tomber quelques mois après ma naissance. Il est tellement passionné par la mythologie grecque qu'il m'a donné le nom de la muse de l'histoire. Il est gardien dans un musée d'art grec près de Toulouse.
Enfin revenons-en à moi. Je m'appelle donc Clio, j'ai 16 ans, je suis au lycée je mesure environ 1m70 et pèse a peu près 44 kilos. Je suis une personne normale enfin presque. Depuis que je suis née je n'ai jamais ouvert les yeux. J'ai toujours était aveugle mais les médecins disent qu'il est possible qu'un jour mes paupières s'ouvrent et que je trouve la visibilité. Mais cela ne m'a jamais vraiment gênée. J'ai toujours fait avec et à la longue ont s'y fait. Maintenant que vous en savait un peu plus sur moi je vais pouvoir vous racontez mon histoire : l'histoire de ma vie.Il est 7 heures et quart et mon réveil sonne. Bien sur je l'éteins et continue à dormir pendant un petit moment jusqu'à ce que mon père entre et me dise de me lèver car sinon je vais être à la bourre. Je me lève donc et descends pour aller manger. Au passage je me prends un ou deux mur dans la gueule. Vous allez me dire que je devrais être habituée. Et bien moi je vais vous répondre que quand on a la tête dans le cul et bien c'est pas si simple de se souvenir où sont les murs de notre maison. J'arrive donc à table, me sert mes céréales dans du lait chaud et les saupoudrent de chocolat en poudre. [ MMMMMM ] . Mon petit dej' avalé je file me préparer. Je n'ai aucun style particulier. En même temps je ne vois pas les affaires que j'achète. La plupart du temps ce sont mes amies qui m'accompagnent en ville et qui choisissent mes affaires et mon père m'aide à les accorder. Je finis donc de m'habiller avec l'aide de mon père.Moi :
P'pa tu peux faire mon sac s'il te plaît je ne voudrais pas être en retard pour la rentrée. [ à oui j'ai oublié de préciser qu'on est le jour de la rentrée ]
P'pa :
Oui ne t'en fait pas je m'occupe de tout.Moi :
P'pa j'aimerais que l'on aille voir un médecin pour mes yeux. J'en ai marre de ne jamais rien voir. Je voudrais pouvoir regarder les étoiles la nuit, les couchers de soleils et toutes les autres choses magnifiques que l'on peut trouver dans ce monde.Mon père n'en revenait pas. C'était la première fois que je me plaignais de mon handicape. Il avait toujours voulu le meilleur pour moi et n'aurais jamais penser qu'un jour je voudrais retrouver la vue. Il continué toujours à me fixer. Je sentais son regard sur moi. Je ne le voyais peut être pas mais je savais que ma décision l'avait laissé perplexe. Je savait que quelque chose n'allait pas, je posai ma main sur sa joue et sentit quelque chose de chaud et humide couler. Il pleurait. Je ne pensait pas que sa pouvait le toucher autant. Il tourna la tête et continua à faire mon sac. Je fis comme si de rien n'était. Je pense qu'il valait mieux que je laisse tranquille pendant un moment. Quelques minutes plus tard mon père descendit me rejoindre et me pris par l'épaule pour me dire qu'on devait partir. Je devais prendre le bus pour aller au lycée car mon père n'avait plus de voiture. Il avait été obligé de la vendre quelques années auparavant car nous avions des problèmes d'argent. Mon père avait du mal à s'occuper de moi. Il ne gagnait presque rien à son travail. C'est peut être pour sa qu'il pleurait tout à l'heure. Parce qu'il sait que je ne pourrait pas retrouver la vue grâce à la médecine car ce serait beaucoup trop cher pour lui. De nos jours plus personne ne s'intéresse à l'art grec. Le musée ne gagne presque rien et donc les employés sont mal payés. Certains même ont démissionnés pour aller travailler ailleurs. Mais mon père lui pense qu'un jour les gens vont s'intéresser à cette art. Moi je n'y crois pas. Arrivés à la moitié du chemin mon père se décida enfin à me parler.P'pa :
Tu sais que je ne pourrais pas te payer un médecin pour t'es yeux. [ Qu'est ce que je disait j'avait raison ]
Je n'ai pas voulu te le dire avant mais le musée a fermé il y a quelques jours.Moi : .
Oui il ferme tout le temps à cette période de l'année.P'pa :
Non ce que tu ne comprends pas c'est qu'il ne rouvrira pas. Je n'ai plus de travail chérie.Moi :
Quoi tu n'as plus de travail ? Pourquoi tu ne me l'a pas dit plus tôt ? Et comment tu vas faire pour payer le lycée ?P'pa :
Ne t'en fait pas on va s'en sortir. Je cherche du travail. Et le lycée c'est le plus important alors je ferait des compromis.Moi :
Des compromis ?! Jusqu'ici on a toujours fait des compromis et on n'a jamais réussi a s'en sortir.P'pa :
Je sais. Mais cette fois je sens que ...Moi :
Tu sens, tu sens ?! Tu sens toujours qu'on va arriver à s'en sortir, P'pa, mais tu te plante à chaque fois !P'pa :
Oui mais cette fois ...Moi :
Non il n'y a pas de cette fois, ce seras toujours pareil ! Je saisit mon sac et partit en courant. J'étais en colère et triste à la fois. En colère parce que mon père ne m'avait pas dit avant qu'il était au chômage. Et triste car je venais de lui gueuler dessus. Et le pire dans tout ça c'est que je ne pouvais pas pleurait. Oui à cause de mes paupières « collées » je ne pouvais pas pleurait. Je continuais à marcher je ne savait pas très bien si j'était toujours loin ou pas de l'arrêt de bus . Soudain je reconnus la voix d' Estelle. Elle c'est ma meilleure amie. Elle m'a toujours soutenue et aidée. Elle à toujours était là quand j'avait le moindre soucis. Je reconnaissait sa voix mais je n'arriver pas a comprendre ce qu'elle voulait me dire. Et soudain PAF ! Je venais de me prendre quelqu'un de plein fouet. J'était assise par terre, mon sac renversé, et couverte de honte. Je sentis la main d'Estelle me relever. Je venais de heurter Kévin le mec le plus mignon du lycée d'après elle. Kévin :
Et non mais sa va pas ?! Fait attention ou tu vas !Moi :
je... je suis... vraiment désolé.Kévin :
Ouais...Le bus venait d'arriver. Il était peut être mignon mais il n'avait pas du tout l'air sympa. Ce n'est qu'une fois dans le bus qu'Estelle m'a dit qui j'avais percuté. Pendant le trajet elle n'arrêta pas de me parler de lui. Moi je ne dis pas un mot. Je ne veux parler à personne, j'étais trop triste pour ça. On arriva enfin au lycée. Quelqu'un cria : « attention à la marche » mais je n'y prêta aucune attention. Sans doute un a mi à Kévin. Estelle et moi étions chaque année dans la même classe étant donné qu'elle m'aidait pour les cours alors je n'avait aucun soucis à me faire. Le proviseur arriva et commença à appeler les élèves par classe. Et oui dans mon lycée on fait comme pour les 6°. Je poussa un soupir lorsque le proviseur appela Kévin. Malheureusement il était dans ma classe. Estelle, elle, était aux anges. J'ai même cru qu'elle allait sautait de joie. Bref je vous fait pas de dessin. Maintenant que la classe était au complet, notre PP [ Professeur Principal pauvres mioches XD ] nous emmena jusqu'à notre salle de cours. Bien sûr j'était dernière étant donné que je n'y voyait rien. C'est pour ça que je ne suis jamais à coté d'Estelle.
Je me retrouve à chaque fois à coté de quelqu'un que je n'aime pas forcement. Cette année deviner qui c'est ... GAGNE c'est Kévin. La prof m'emmena jusqu'à la seule place libre, à mon grand désespoir. Kévin :
Re ! Désolé pour tout à l'heure je savais pas que ...Moi :
Que j'étais aveugle ? C'est pas grave laisse tomber.Kévin :
Ok ! =}Quel couillon il ne connait pas les filles. Je lui dis c'est pas grave et il cherche même pas à se faire réellement pardonner. Ralala les garCons ! [gare aux cons, gare aux cons ... ] Ce qui est bien quand on est aveugle c'est qu'on est pas obligée d'écouter. Alors la plupart du temps j'apporte un livre en braille et je le lis pendant les cours XD. Mais cela ne m'empêche pas d'avoir de bonnes notes =}. Je suis donc à côté de Kévin et tout se passe bien car il ne pose pas de question. Si je me souviens bien c'est le seul qui ne me parle pas de mes yeux. Et tant mieux ! La dernière sonnerie de la matinée retentie. Les cours sont enfin finit. [ Et oui c'est la rentrée =} ]. Je n'ai pas vraiment envie de retourner chez moi pour le moment. Alors avec Estelle on est allées se promener dans un petit parc pas très loin. J'envoie un sms à mon père car je ne veux pas lui parler. Au bout d'une heure Estelle et moi rentrons. Il n'y a pas grand chose à faire là-bas, on se fait un peu chier. [ Petit clin d'½il aux filles avec qui je me fait toujours chier ]. On rentre donc chez nous arriver à l'arrêt de bus. Estelle chuchote à mon oreille : « Il est là ». Sur le coup je n'ai pas compris ce n'est qu'après que j'ai saisit. [ Qu'est ce que je peut être conne des fois ] . J'entre chez moi. Mon père n'est pas là. Sans doute en entretient d'embauche. Je ne pense pas qu'il trouve un job bien payé. Il a arrêté l'école vers l'âge de 16 ans et donc n'a fait aucune études. J'allais m'affaler sur la canapé quand quelqu'un vint sonner à la porte. Je me demandais de qui il pouvait s'agir. Je ne le savais pas encore mais c'était Kévin. Il était planté la devant moi comme un con en train de sourire.Moi :
Euh... Je peux savoir qui c'est ?Kévin :
Oh... Euh... Umm... Oui désolé. C'est... Heu... C'est Kévin.Moi :
Oh... Euh... Kévin. Contente de te... Vvv... Heu... De t'entendre...........Silence.Kévin :
Oh... Heu... Je suis venu t'apporter sa. Tu l'a oublié en cours ce matin.Il me tendit un bouquin. Celui que je lisait en cours ce matin.Moi :
Oh... merci... Merci beaucoup.Kévin :
Je me suis dit que si tu l'avais pas... Beh... Que tu risquerais de t'ennuyer en cours.Moi :
(Comment il sait que je lis en cours) Heu... Oui... Umm... Je dois te laisser. J'ai un truc qui cuit dans le four. Bon... Beh... A demain.Kévin :
Euh... Ouais... A plus.Je referma la porte. Pfiou je m'en étais débarrassée. Soudain je sentit quelque chose tomber du livre. Je le ramassai. C'était un papier. Ecris en braille. Je n'en revenait pas. Quelqu'un d'autre au bahut savait lire et écrire le braille. Je m'empressait de déchiffrer le message.« Salut Clio, je voulais m'excuser encore une fois pour ce matin. Je sais que je n'aurais pa du réagir comme ça. D'ailleurs je n'aurais jamais réagit comme ça si j'avais su que tu étais aveugle. Comme tu le vois heu... je veut dire comme tu le lis, je sait écrire le braille et le lire. Ma mère s'occupe de personne sourde, muette ou comme toi aveugle. Oh, j'ai oublié de te dire. En réalité tu n'as pas oublié ton livre. Je l'avoue c'est moi qui l'ai pris discrètement dans ton sac. Je savait pas comment m'excuser et c'est toujours dur le face à face. J'espère que tu m'en veux pas trop ?!
Encore désolé pour ce matin.
Kévin. »
Je n'y croyait pas ! Non seulement il savait lire et écrire le braille mais en plus il essayait de se racheter en écrivant une lettre. C'était trop mignon. J'ai cru que j'allais craquer. Je serras la lettre contre mon c½ur quand soudain mon père entra brusquement dans la maison.P'pa : J'ai réussi ! Je l'ai fait ! J'ai dégoté un travail bien payé !Il s'arrêta d'un coup lorsqu'il me vit en train de serrer la lettre de Kévin. Il s'approcha de moi et la saisit brusquement.P'pa :
Qu'est ce que c'est ?Moi :
C'est rien. C'est juste un bout de papier sans aucune importance.P'pa :
Si il n'a aucune importance alors pourquoi tu le serrait comme ça. On aurait dit que tu tenais quelque chose d'extraordinaire !Je ne répondis pas. Heureusement mon père ne sais pas lire le braille. Il devait être en train d'examiner la lettre parce qu'il ne disait plus rien. Mon c½ur battait à 100 à l'heure.
Pourquoi ne disait-il rien ? Que faisait-il ? Savait -il lire le braille sans que je n'en sache rien ? Plusieurs questions se bousculaient dans ma tête. Il me rendit la lettre et partit dans sa chambre. Il claqua la porte. Je ne savait pas se qui lui prenait c'est la première fois qu'il était dans cette état. Je m'affala sur le canapé et pensa Kévin j'essayé de me l'imaginer. Etait-il grand ? Blond ou brun ? Musclé ou plutôt enrobée ? Je me l'imaginais sous n'importe quel style. Je partis dans la cuisine me préparer un plat tout prêt. Je le fit réchauffer au micro-onde quelques minutes puis j'allai me réfugier dans ma chambre. J'engloutit mon plat et m'allongea sur mon lit. Je n'en revenait pas. Je pensais encor a lui. Je m'endormis avec une seule phrase en tête : Je crois que ... Je l'aime !Vu que ce chapitre est assez long j'en demande 20 com's
merci